Intoxication au monoxyde de carbone : nouvelle campagne pour désarmer l'assassin invisible

Plus de septante victimes ont été admises à l'hôpital après avoir subi une intoxication au monoxyde de carbone dans le tout nouveau karting indoor de Wavre. On dénombre seize victimes dans la région de Rotterdam suite à un système de chauffage défectueux dans leur habitation. Six adolescents sont décédés par intoxication au CO après avoir fait la fête dans une maison de jardin à Arnstein, en Allemagne. Durant les premières semaines de l’année, les médias ont rapporté plusieurs incidents majeurs causés par des intoxications au monoxyde de carbone (CO). Les chiffres sont alarmants et ne dévoilent pourtant que la pointe de l'iceberg. Les symptômes - maux de tête et nausées - étant souvent banals, le monoxyde de carbone n’est pas souvent reconnu « coupable » lors d’accidents mineurs. La campagne « Stop à l’intoxication au CO » souhaite sensibiliser le grand public à cet assassin invisible.

La plupart des victimes ont moins de 30 ans

En Belgique, l’intoxication au monoxyde carbone (CO) fait chaque année un millier de victimes, et pour plusieurs dizaines d’entre elles l’intoxication est fatale. Près de 80 % des intoxications au CO se produisent par temps froid et brumeux dans la période d'octobre à avril. Dans la plupart des cas, l’intoxication est causée par un chauffe-eau. Important à savoir : les enfants sont plus sensibles à l'intoxication au CO et les conséquences sont aussi plus graves. Près de la moitié des victimes sont âgées de moins de 30 ans. Ces faits alarmants démontrent qu’il est nécessaire de communiquer davantage sur cet assassin invisible. Le nombre de victimes pourrait certainement être revu à la baisse si les premiers signes d'intoxication - maux de tête, nausées, fatigue inexpliquée, confusion mentale et rythme cardiaque accéléré – pouvaient être détectés rapidement.

Le monoxyde de carbone : 250 fois plus rapide que l'oxygène

Le risque d'intoxication au CO peut également être décelé en vérifiant la couleur de la flamme de l'unité de combustion. Lors d’une combustion anormale, la flamme devient jaune au lieu d’être bleue. Cela démontre que l’apport en oxygène est insuffisant, la combustion est incomplète et il y a formation de monoxyde de carbone (CO). Tous les chauffe-eaux, les chaudières et les appareils de chauffage peuvent produire du CO, à l'exception des installations électriques.

Ce qui rend le monoxyde de carbone si dangereux est qu'il est un gaz complètement incolore, inodore et insipide et qu’il est 250 fois plus rapidement absorbé dans le sang que l'oxygène. Dans le cas d’une intoxication au CO, les organes vitaux tels que le cœur, le foie et le cerveau reçoivent trop peu d'oxygène et il n’est pas rare que le CO tue avant même que sa présence soit remarquée.

Malentendus au sujet de l'intoxication au CO

Il est souvent dit à tort que le monoxyde de carbone est plus lourd que l'air, qu’on le retrouve donc au niveau inférieur de la pièce et qu’il faut installer les détecteurs de CO à un niveau bas également. Les recherches démontrent que le CO est aussi lourd que l'air et qu’il devient encore plus lourd au-dessus d'un radiateur à air chaud. Un conseil : installez le détecteur de CO au plafond de la pièce où se situe votre appareil à combustible ainsi que dans les autres pièces, proche de l’espace où respirent les occupants.

Une autre idée reçue : de nombreuses personnes pensent que les installations modernes de chauffage central réduisent le risque d'intoxication au monoxyde de carbone. En réalité, près de la moitié de tous les accidents se produisent avec ces récentes installations. En effet, ces dispositifs et/ou leurs systèmes d’évacuation sont installés de façon incorrecte. Un conseil en or : demandez l'aide d'une personne qualifiée et veillez à ce que chaque année elle procède à une inspection particulière des installations.

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