9 entreprises familales belges sur 10 poursuivent des objectifs non-économiques

Lundi 19 octobre 2015 — KPMG publie, en collaboration avec l’EFB (European Family Business) les résultats du baromètre européen des entreprises familiales qui se base sur l’analyse d’un questionnaire comprenant 1401 questions et auquel ont répondu des entreprises familiales issues de 25 pays européens, entre le 1er mai et le 5 juillet 2015. En collaboration avec l’Université d’Anvers, KPMG analyse les réponses de 56 entreprises familiales belges : 

Les principales conclusions:

  • 91% attachent une grande importance aux objectifs non-économiques et affectifs
  • deux-tiers abordent l'avenir avec une grande confiance
  • 19% envisagent de nommer un directeur général externe
  • principaux défis pour l'avenir : la baisse de la rentabilité, la concurrence accrue et la «guerre des talents» ou le souci de trouver du personnel qualifié

« 41% de petites et 59% de moyennes et grandes entreprises familiales ont pris part à l’enquête. Les trois-quart d’entre elles réalisent un chiffre d'affaires d’au moins 10 millions d'euros et pour 8 entreprises sur 10, la propriété est exclusivement entre les mains de la famille » (Prof. E. Laveren, Université d'Anvers). 

Capital social et capital humain, les principales ressources clés

Une majorité d'entreprises familiales indique posséder dans une large mesure le capital social (réputation positive, réseau, collaboration avec les stakeholders) et le capital humain (personnel qualifié et techniquement compétent) pour mener à bien les activités. Et pour près de 9 entreprises familiales belges sur 10, le capital social et le capital humain sont plus importants que les bénéfices à réinvestir et l'accès au capital financier.

Valeur socio-émotionnelle (VSE) de plus en plus important pour les entreprises familiales

90% des entreprises familiales belges sont entièrement d'accord avec l'affirmation selon laquelle leur organisation est en grand partie cararctérisée par les liens socio-émotionnels qu’elle désire conserver, à savoir la poursuite d'objectifs non-économiques et affectifs. Les principales dimensions du concept de Valeur socio-émotionnelle (VSE) sont l'identification des membres de la famille avec l’entreprise, l'attachement émotionnel des membres de la famille et le renouvellement des liens familiaux en vue de l'héritage.

Thomas Zwaenepoel, partner chez KPMG indique : « Engager des administrateurs externes permet à la famille de se concentrer sur les aspects  émotionnels de son entreprise et ainsi d’en assurer sa continuité. »

Management externe des entreprises familiales : l’avenir ?

Bien que 80% des répondants soient convaincus des avantages d’attirer des gestionnaires externes au cercle familial, seulement 50% d’entre eux en comptent au sein de leur conseil d'administration. En comparaison avec le reste de l'Europe, la Belgique compte nettement moins de membres du conseil d'administration externes au cercle familial au sein de ce type d’entreprise.

La préservation du contrôle familial et de son influence est considérée comme très importante par environ 80% des personnes interrogées. Toutefois, l’intouchable « l'entreprise doit rester dans la famille » tend à diminuer : plus de 55% des répondants envisagent une évolution stratégique dans les 12 prochains mois et pour 58% d’entre eux, il s’agira d’un changement de direction, de propriété ou de gestion. Près d'un quart des répondants (23%) envisage une vente de l'entreprise à un tiers (gestionnaires et employés inclus) et 19% pensent nommer un directeur général non-familial mais en conservant la propriété et la direction au sein de la famille.

Formation et expérience de travail externe, les clés du succès du futur successeur

Une grande majorité des entreprises familiales assure l'avenir à long terme en formant la génération suivante et en transmettant les valeurs et normes familiales. Mais une expérience professionnelle externe antérieure est jugée nécessaire pour le futur successeur par 9 entreprises familiales sur 10.

Thomas Zwaenepoel, partner chez KPMG ajoute : « Si les entreprises familiales veulent continuer à croître, l'internationalisation est également clé. La nouvelle génération, et l'entreprise en général, ne tireront que des bénéfices d’une expérience externe apportée au sein de l’entreprise familiale. » 

 

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Plus de détails et résulats disponibles en ligne :

http://www.kpmgfamilybusiness.com/european-family-business-barometer/

 

Pour plus d'informations :

Ingrid StoffelsSales, Marketing and Communications Director KPMG Support Services

T.+ 32 2 708 49 79 - Email: istoffels@kpmg.com